- Chapitre 4 -
On était arrivé devant la gare et nous avions presque déjà tout dit sur le concert : c'était fantastique !!
On prit le premier RER pour Lille.
J'étais morte de fatigue, Tim, il pétait le feu.
Je m'étais assise à côté de Tim.
Il n'y avait personne à par un type assis sur les strapontins en bas. Il avait l'air de dormir.
Tim s'était assis contre la vitre et moi j'avais aucun appui pour dormir à par le dossier du fauteuil qui était peu confortable. Je fermais les yeux et essayais de dormir avec le bruit des rails qui frottaient contre les roues du RER qui se dirigeait vers Lille.
Je m'endormais petit à petit. C'est quand je fus assommée par la fatigue que je tombais petit à petit à l'opposé de Tim.
Pour ne pas me laisser tomber par terre, Tim me prit doucement par le bras.
Il posa ma tête sur son épaule de peur que je retombe (je pense) mais d'un coté ça devait lui plaire parce que quelques minutes plus tard il me caressait la tête ! Je rouvris les yeux pour vérifier discrètement si je ne me trompais pas sur ce qu'il faisait.
Et bien non, je ne me trompais pas. Je levais les yeux au ciel et refermais les yeux. Le train s'arrêta à une station et personne n'était monté. Je m'étais réveillée juste avant.
Personne n'était monté mais le type d'en bas étais toujours là. Tim s'était endormit comme un bébé contre la vitre. Je regardais de loin le type bizzard :
Il avait une bouteille de wisky à la main, des mitaines trouées, une peau sale, un manteau tâché et un vieux bonnet plein de mites.
Je cherchais à présent de quoi m'occuper alors j'ouvrit mon sac et je regardait le ticket de concert.
Soudain, je me rendis compte que le type d'en bas n'étais plus là ! Il ne s'était quand même pas volatilisé ! Je regardais autour de moi et là... je vis que le type était juste à coté de moi !
Il me regardais avec un air de psychopathe et il se mit à sourire. Je vis ses affreuses dents toutes jaunes et déchaussées. C'est là qu'il me balança un : « salut poupée » de sa bouche puante. Je reculais petit à petit vers Tim parce que ce dangereux psychopathe se rapprochais de moi.
Il sortit un : « t'inquiètes pas, je vais pas te faire mal... »
Et là, il se passa quelques chose d'horrible... il me prit par le bras et me mit sur ses genoux pour me caresser les jambes et déboutonnais mon gilet puis ouvrit mon t-shirt par la fermeture qui était sur le coté pour finalement le déchirer. Je voulais hurler mais je n'y arrivais pas... l'angoisse m'en empêchais... par contre je me débattais.
C'est que soudainement le train s'arrêta brusquement et je fus projetée en bas des escaliers et je me mis à courir par tout dans le wagon pour échapper au type. Tim avait en fait déclenché le système d'alarme parce qu'il avait la main en sang à cause de la vitre qu'il avait cassé avec son poing. Il avait sortit de son sac à dos sa boîte de gel et son peigne.
Il se mit à courir après le pervers tout en ouvrant la boîte de gel. Tim lui balança son gel dans la figure : bingo, ses yeux avaient étés touchés. Il avait prit mon sac et s'était emparé de ma bombe lacrimogéne. Il le bombarda avec celle-ci. Il toussait, hurlait.
Moi j'étais à genoux par terre les larmes aux yeux tellement choquée.
Tim était tellement énervé qu'il prit l'extincteur pour envoyer de l'eau à pleine puissance sur le type.
Le gars était au sol et il gémissait.
Tim dit : « on mouille, on nettoie et on rince ! »
La scène fut interrompue par l'arrivée du contrôleur avec un passager qui était apparemment un CRS. Il sortit son arme et vit Tim la main en sang. Il signala la blessure de Tim au contrôleur pour qu'il aille chercher une trousse de secours.
J'étai par terre, choquée. Le CRS mit son pied sur le dos du pervers pour qu'il ne bouge plus.
Il le retourna pour voir son visage.
Le CRS : un ivrogne-pervers...
J'avais peur... de qui allez savoir, j'étais en sécurité. Le contrôleur soignait Tim pendant que le CRS menottait mon agresseur.
L'homme me tendait la main : allez viens, c'est finit...
Et moi je le regardais dans le blanc des yeux tout en reculant.
Je refermais mon gilet.
Le CRS s'avança et s'accroupit devant moi.
Il me montra sa carte de CRS pour me rassurer.
« Ne t'inquiètes pas, on va te ramener toi et ton copain. »
Je finis par céder. Il me prit par la main et m'amena rejoindre Tim.
Il me regarda et me prit dans ses bras. Je me mis à pleurer et dit merci entre des courtes respirations.
Le train repartit et le CRS était resté avec nous dans le wagon. Tim m'avait prêté son blouson pour que j'aie moins froid. Je m'étais rendormie.
Tim et le policier discutaient de ce qui s'était passé. Il déposait une plainte pour moi.
Le train s'arrêta et on me réveilla . Le CRS nous accompagna Tim et moi.
On était arrivés devant la maison et le CRS frappa à la porte.